Ce remarquable édifice roman (1050), classé Patrimoine Majeur de Wallonie, est entouré de son ancien cimetière et précédé d’un tilleul multicentenaire. Doyenne des églises romanes de Belgique, elle est la seule à avoir conservé sa pierre dédicatoire qui commémore la consécration de l’église le 20 juin 1050 par Théoduin, Evêque de Liège de 1048 à 1075. Cette pièce unique et rare est autant un document historique qu’une œuvre d’art. L’église abrite également la pierre commémorative de la signature de l’Edit Perpétuel qui porte les armoiries de Philippe II, ainsi que les blasons du Luxembourg et de la ville de Marche.
Des vitraux, réalisés par Jean-Michel Folon, rappellent le martyre de saint Etienne, patron de la paroisse.
Le patrimoine de l’église compte également des fonts baptismaux du XVIe s., une théothèque gothique du XVIe s., de nombreuses œuvres du Maître de Waha dont l’une des plus remarquables est le calvaire du XVIe s., un fragment de peinture murale des XIIIe et XIVe s., une sculpture du XVIIe s. représentant le martyre de saint Erasme, une peinture du martyre de saint Etienne et des dalles funéraires des XVe et XVIIIe s.
Courant 2006, un montage audiovisuel présentera le témoignage de Jean-Michel Folon sur la fabrication des vitraux qu’il a réalisés pour l’église de Waha, ainsi que quelques commentaires sur les pièces majeures du patrimoine de l’église et sur les œuvres du Maître de Waha.
Ancien pèlerinage à Saint-Erasme, ayant détrôné un pèlerinage plus ancien à Saint-Agapit.
Monument classé par Arrêté des Secrétaires Généraux du 13-08-1941
Monument classé "Patrimoine Majeur de Wallonie".
* Jean-Michel FOLON
Jean-Michel Folon s’est éteint en octobre 2005, mais il laisse derrière lui de nombreux témoins de son talent. Sa dernière œuvre est visible à l’église Saint-Etienne de Waha. : six grands vitraux illustrant le martyre de saint Etienne, patron de la paroisse et dix autres représentant le ciel bleu dans lequel évoluent des oiseaux. Jean-Michel Folon a également réalisé pour la Ville de Marche, une sculpture dénommée « Loin » qui peut-être admirée à proximité de la Place aux Foires. Avec ses deux témoins tangibles, la commune de Marche-en-Famenne contribuera à perpétuer la mémoire de ce grand artiste de talent.
LES SIX VITRAUX DE JEAN-MICHEL FOLON …
Jean-Michel Folon a accepté de réaliser quelque chose d’assez exceptionnel pour lui : la conception de vitraux. Pour cela il s’est laissé inspirer par l’histoire de saint Etienne, patron de l’église.
Il a recherché comment il fut représenté dans l’iconographie classique et s’est attelé à peindre six esquisses sous forme d’aquarelles. Les Ateliers Loire à Lèves près de Chartres, qui collaborèrent déjà avec lui, ont été choisis pour réaliser la partie technique de l’œuvre. Tout un art !
On ne connaît pratiquement rien de l’histoire de saint Etienne. Seul le livre des Actes des Apôtres nous en parle en rapportant qu’il fut choisi comme un des sept premiers diacres et peu de temps après devint le premier martyr chrétien.
1. Saint Etienne allaité par une biche blanche
« Il trouva l’enfant allaité par une biche blanche » (*) Une légende raconte qu’Etienne, le jour même de sa naissance, fut ravi par Satan et déposé à la porte d’un évêque nommé Julien. Quelle ne fut pas la surprise de l’évêque, sortant de chez lui, de découvrir l’enfant allaité par une biche blanche !
On parle bien de légende car certains détails mettent à mal l’histoire : il n’y avait pas d’évêque au temps d’Etienne. Comme bien des légendes, le récit veut simplement mettre en évidence le côté exceptionnel du personnage central.
2. La condamnation d’Etienne
« Au sud du transept de Notre-Dame de Paris (XIIIe s.) : les juifs, coiffés d’un bonnet pointu, écoutent avec irritation en se bouchant les oreilles et le font lapider » (*). Le texte du livre des Actes des Apôtres, au chapitre 7, verset 54, dit : « Ces paroles les exaspérèrent et ils grinçaient des dents contre Etienne. […] Ils poussèrent de grands cris, en se bouchant les oreilles ».
3. Etienne prie le ciel
« Saint Etienne est assisté par un ange souffleur ou par la colombe du Saint Esprit » (*). Le texte du livre des Actes dit : « Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel : il vit la gloire de Dieu ».
Le tympan de Notre-Dame de Paris (XIIIe s.) et un vitrail de Chartres représentent Etienne, discutant avec les docteurs juifs, assisté par un ange-souffleur derrière lui ou par la colombe de l’Esprit Saint qui plane au-dessus de sa tête.
4. La lapidation d’Etienne
« Cette grêle de pierres aurait fait au martyr l’effet d’une douce pluie de flocons de neige » (*). Saint Grégoire de Nysse (IVe s.) décrit ainsi la lapidation d’Etienne. Le texte du livre des Actes rapporte simplement : « Ils l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider ».
Jean-Michel Folon parle de cette citation imagée comme ce qui l’a le plus interpellé dans l’histoire de saint Etienne.
5. La couronne de gloire
« La main divine apparaît dans le ciel pour apporter au martyr la couronne ». En grec, le nom d’Etienne signifie « couronne » (*). Dans l’Antiquité, la couronne de gloire est celle qui est remise aux vainqueurs après l’épreuve. Etienne sort vainqueur de ce combat injuste avec ceux qui le condamnent. Toujours le même tympan de Notre-Dame de Paris (XIIIe s.) présente la Main divine apparaissant dans le ciel pour apporter au martyr la couronne qui fait allusion à son nom.
6. Les trois calices
« L’un des vases d’or contenait des roses rouges. Les deux autres, des roses blanches. Le vase de roses rouges marque le cercueil de saint Etienne qui seul a mérité la couronne du martyr » (*). Le livre des Actes cite qu’en pleine persécution des premiers chrétiens, des hommes pieux ensevelirent Etienne.
La tradition rapporte que, quatre siècles plus tard, on a retrouvé dans sa sépulture trois vases d’or et un d’argent. L’un des vases d’or contenant des roses rouges, les deux autres des roses blanches. Le vase de roses rouges symbolisant le cercueil d’Etienne. Ainsi Etienne fut parfois suggéré par un vase de roses rouges pour dire sa dignité de martyr.
(*) Phrases qui ont inspiré Jean-Michel Folon pour la réalisation des vitraux et qu’il avait notées sur ses aquarelles.
Extrait de la brochure « Waha 1050 - L’église Saint-Etienne, bijou de l’art roman mosan » éditée par l’asbl « Les Amis de l’église de Waha » (en vente au prix d’ 1,00 €).
(Source texte : Maison du Tourisme de Marche et Nassogne).
Renseignement
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Brochure en vente à la Maison du Tourisme (français ou néerlandais - 1,00 €).
Visites guidées pour groupes sur réservation (français, néerlandais, anglais) à la MT de Marche 084/31.21.35.
Accessible aux personnes à mobilité réduite.
Organisme touristique :
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